Conflit social: Françoise Tardin vient apporter son soutien aux salariés de Villeroy et Boch

| Tarn-et-Garonne (82) | Actualité  Vu 13294 fois
Article N°18023

Conflit social: Françoise Tardin vient apporter son soutien aux salariés de Villeroy et Boch

Les départs à la retraite constituent souvent une opportunité pour les entreprises d’espérer de grandes économies, notamment par l’arrivée de nouveaux employés, peu expérimentés et beaucoup moins payés. La règle n’échappe pas à l’usine de céramique Villeroy et Boch, implantée sur Valence d’Agen depuis 1973.

“L’usine est en pleine mutation avec une soixantaine de départ à la retraite dans les cinq années à venir” nous expliquait Franck Cimpello, responsable CGT. Pour remplacer ces départs tout en économisant considérablement, la direction tente actuellement de réviser la classification des taux. Le but de la manoeuvre étant de pouvoir embaucher les arrivants à des taux plus bas, et donc des salaires moindres. La CGT, de son côté, ne veut pas l’entendre, “nous avons contacté 130 salariés dans l’usine, 121 ont signé notre pétition pour la conservation des taux” insiste Franck. Une réponse est attendu d’ici la semaine prochaine mais “si la direction veut passer en force, qu’elle sache qu’elle aura en face la mobilisation d’une majorité de salariés”, a d’ors et déjà prévenu la CGT dans un tract récent.

La responsabilité des actionnaires

C’est dans ce contexte tendu de conflit social qu’était invitée Françoise Tardin, candidate Front de Gauche sur la 2ème circonscription du Tarn et Garonne, à venir rencontrer les employés et visiter la chaîne de production. “Une situation qui nous rappelle que la lutte des classes est plus que jamais à l’ordre du jour” nous confiait la candidate.

Intervenant durant la conversation entre Françoise et le DRH de l’entreprise, Maximilien Reynès Dupleix, suppléant de la candidate, insistait “que nous devons ramener le débat de fond sur la responsabilité des actionnaires dans la résolution des conflits sociaux des entreprises”. “La réduction du pouvoir de ces derniers sur la gestion d’une entreprise telle que Villeroy et Boch permettrait sans aucun doute de faciliter le dialogue social” expliquait Françoise Tardin. Un point qu’elle a tenu à placer parmi ses engagements de campagne.


Maximilien REYNES-DUPLEIX

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