Valérie PECRESSE à la Rentrée Politique de Libres le 31 août 2019 à Brive-la-Gaillarde @vpecresse @SoyonsLibres
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Article N°23079

Valérie PECRESSE à la Rentrée Politique de Libres le 31 août 2019 à Brive-la-Gaillarde @vpecresse @SoyonsLibres

Ce sont un peu plus de 1 500 personnes qui étaient présentes à Brive-la-Gaillarde le samedi 31 août autour de Valérie Pécresse Président du Mouvement "Soyons Libres".

Vous trouverez ci-dessous l'intégralité de son discours en vidéo (43 minutes) et également en texte (18 minutes de lecture).

 



Discours de Brive

Monsieur le maire de Brive, Cher Frédéric,

Mes chers Amis corréziens, Cher Claude, Chère Frédérique, Cher Pascal, Cher Jean-Jacques, Cher Denis Tillinac,

Monsieur le président des centristes et de Régions de France, Cher Hervé,

Mesdames et Messieurs les parlementaires,

Mesdames et Messieurs les conseillers régionaux et départementaux,

Mesdames et Messieurs les maires, les élus,

Mesdames et Messieurs les intervenants que je remercie d’avoir animé avec brio cette rentrée,

Chers Amis,

Quel bonheur de nous retrouver ici, deux fois plus nombreux que l’année dernière, venus de toute la France, de métropole comme de l’outre-mer. C’est ici que tout a commencé, sur votre belle terre de Corrèze à laquelle je suis tant attachée. La terre de l’homme qui m’a entraînée en politique et qui reste pour nous tous une figure tutélaire, le Président Jacques Chirac, auquel nous adressons une pensée particulièrement affectueuse ce matin.

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». Voilà l’avertissement visionnaire et solennel que Jacques Chirac, le premier, lançait à Johannesburg, il y a 17 ans déjà. Parce qu’il avait un lien charnel avec la nature préservée de Corrèze, parce qu’il avait une singulière humanité, parce qu’il respectait toutes les cultures et les civilisations, même celles qui étaient les plus éloignées de la nôtre, Jacques Chirac avait compris, en précurseur, que l’enjeu du XXIème siècle serait celui de la préservation de notre planète.

Alors que notre poumon vert, l’Amazonie, brûle et que le Président brésilien populiste Jair Bolsonaro nie l’ampleur de la crise, il était urgent que la France réagisse, et je suis heureuse que le Président de la République ait saisi l’occasion du G7 pour suspendre la ratification du traité de libre-échange entre l’Europe et le Mercosur. Il en aura fallu du temps pourtant à Emmanuel Macron pour voir enfin que, si le libre-échange dans son principe est bénéfique, ces traités ne doivent pas se faire au prix du sacrifice de ce pour quoi nous nous battons : l’exigence environnementale, une agriculture de qualité, et des normes sociales exigeantes !

Depuis des mois, j’alertais sur les dangers de cet accord déséquilibré qui aurait sacrifié au profit des multinationales nos agriculteurs, et tous les efforts qu’ils ont faits depuis des décennies pour cultiver mieux et des produits de qualité.

Notre société et notre monde ne peuvent pas être ceux du tout marchand, où tout s’organiserait autour de la loi du marché. Ce n’est pas ce à quoi aspirent les Français. Ce ne doit pas être le message de la France au monde.

Un monde de menaces

Jamais le monde n’a été aussi menaçant.

Menace écologique, je l’ai dit. L’Amazonie est en flammes, la banquise et les glaciers fondent à vue d’œil, les canicules entraînent des famines, et les dérèglements climatiques s’enchaînent.

Jamais les menaces économiques n’ont été aussi fortes. Les populistes au pouvoir, l’incontrôlable Donald Trump et l’imprévisible Boris Johnson donnent le sentiment de jouer l’avenir de la planète à pile ou face.

Trump en lançant une guerre commerciale contre la Chine, et en déclarant « notre ennemi économique c’est l’Europe ». Il veut nous réduire à un continent de consommateurs de produits américains, dont les données personnelles et les secrets de la vie privée seront exploitées sans vergogne par les GAFAM.

Boris Johnson en poussant le Royaume-Uni vers le Brexit à marche forcée, y compris en muselant son propre Parlement. Il va plonger toute l’économie européenne dans une grande turbulence.

Enfin, la finance devient folle : le monde est entré dans l’ère des taux d’intérêt négatifs ! Cela veut dire qu’il vaut mieux dépenser tout aujourd’hui que d’épargner pour demain… Certains vont en déduire qu’il faut s’endetter, s’endetter encore, s’endetter toujours plus et creuser les déficits. Nous allons vivre une période dangereuse. Ne soyons pas irresponsables ! Les bulles spéculatives – les mêmes qui ont amené à la crise des subprimes en 2008 ou celle des dettes souveraines en 2011 – sont en train de se reconstituer. La récession menace et le gouvernement regarde ailleurs !

Nous devons aussi regarder en face la menace migratoire, car le plus dur est devant nous. Poussés par la misère, par la guerre, par le réchauffement climatique qui leur interdit de continuer à vivre sur leurs terres ancestrales, des peuples entiers vont chercher ailleurs – et souvent chez nous, en Europe, en France – les conditions d’un avenir meilleur, ou simplement de leur survie. Ces migrations menacent de déséquilibrer complètement nos régimes de solidarité, et à plus long terme, la culture et l’identité européenne… Comment les réduire ? Comment redonner force à la notion de frontières ? Européennes ? Nationale ? Et comment envisager une politique résolue de soutien au développement en France et en Europe ? Nous devons reconnaitre que l’urgence aujourd’hui est africaine. Nous ne pouvons laisser ce continent voisin, ce continent ami, seul face à ce défi !

La sécurité du monde enfin, est toujours menacée. C’est pourquoi la France doit soutenir envers et contre Trump, l’accord de non-prolifération nucléaire Iranien. Il serait également illusoire de croire que nous en avons fini avec le terrorisme islamiste. Certes, les bastions de l’Etat islamique sont tombés. Mais les experts sont unanimes pour dire que, dans l’ombre, Daech reconstitue ses forces et continuera de menacer notre civilisation.

Une France fracturée

Pour faire face à ces menaces, il nous faudrait une France forte, économiquement et politiquement, une nation unie et soudée autour de ses valeurs. Et pourtant, jamais notre pays n’a semblé aussi fracturé.

Valenciennes, Angers, Caen, Montceau-les-Mines, Mayotte, La Réunion, Perpignan, Antibes, Marseille... je n’ai pas cessé de parcourir notre pays ces derniers mois.

Il faut entendre le peuple. Si les gilets jaunes sont moins nombreux, les raisons de leur colère n’ont pas disparu.

Est-ce que la France va mieux ? Par certains aspects, sans doute. Est-ce que les Français vont bien ? A l’évidence non.

Sorti de certaines poches de prospérité, les Français souffrent.

Ils souffrent de ne pas vivre décemment de leur salaire ou de leur retraite.

Ils souffrent du chômage qui reste bien plus élevé que chez nos voisins !

Ils souffrent à l’idée que l’avenir de leurs enfants sera plus incertain que le leur.

Ils souffrent de se sentir en insécurité.

Ils souffrent de voir leur mode de vie contesté et leur inquiétude méprisée.

Là encore, Jacques Chirac avait été précurseur. Son diagnostic sur la fracture sociale posé en 1995 est plus que jamais d’actualité. Les fractures traversent notre territoire, et c’est la raison pour laquelle, dès 2015, j’ai mis la réduction de la fracture sociale au cœur de mon action pour l’Ile-de-France.

Il y a aujourd’hui une frontière invisible dans notre pays entre les gagnants de la mondialisation et tous les autres pour qui elle est synonyme de chômage, de perte de pouvoir d’achat, d’insécurité culturelle.

Une fracture entre ceux pour qui le monde est un village et ceux pour qui leur village est toute leur vie, et qui voient ce village dépérir, leur vie rétrécir.

Une fracture entre ceux qui auront toujours les moyens d’habiter des quartiers protégés, de mettre leurs enfants dans les meilleures écoles privées, de financer leur santé ; et tous les autres, la très grande majorité, qui comptent chaque mois à l’euro près et qui réclament l’aile protectrice d’un Etat juste.

Une fracture entre une France où l’immobilier flambe, interdisant à la plupart des Français d’y devenir propriétaire et, de l’autre, une France où les prix immobiliers s’effondrent, privant les propriétaires des économies d’une vie de travail.

Une fracture entre une France qui attire les investisseurs, et une France qui subit de plein fouet la désindustrialisation.

Une fracture entre une France des centre-métropoles, où l’on a tout sous la main, et une France péri-urbaine et rurale où il faut prendre sa voiture pour acheter son pain, ses timbres ou simplement retirer de l’argent.

Cette France qui souffre, je la vois partout, y compris de la fenêtre de mon nouveau bureau que j’ai installé en Seine-Saint-Denis, dans le département le plus pauvre de France.

Dans trop de territoires, l’Etat a disparu du paysage.

En Marche vers l’immobilisme

Attention ! Neuf mois après le début de la crise des gilets jaunes, les Français ne veulent pas être payés en fausse monnaie.

Or, aujourd’hui, Emmanuel Macron ne fait pas le quart de ce qu’il faudrait pour redresser la France. Certes, notre parole porte davantage aujourd’hui dans le monde, et les Français en sont légitimement fiers. Mais l’heure est venue, Monsieur le Président, de vous occuper des problèmes de la France, des problèmes des Français.

Car le « en même temps » a atteint ses limites. On attendait un Président stratège, il n’est que tacticien. On attendait un gouvernement en mouvement, le voici en Marche vers l’immobilisme !

Monsieur le Président, vous affirmez vouloir baisser les impôts. Et pourtant, vous laissez déraper les déficits, vous refusez de réduire le nombre de fonctionnaires et vous repoussez sans cesse la suppression de la taxe d’habitation et de l’impôt sur les sociétés ! Vous voulez la vérité ?

Avec vous, la France est sûre de rester la championne du monde des impôts et des taxes !

Monsieur le Président, les Français vous attendaient fourmi et vous découvrent cigale. Quelles seront nos marges de manœuvre si la récession frappe l’économie mondiale ? Le réveil risque d’être brutal !

Vous dites défendre l’autorité. Et pourtant, vous proposez de rendre irresponsables pénalement les mineurs de 13 ans. La vérité : cela livrera les adolescents de plus en plus jeunes aux caïds qui les instrumentalisent pour faire exploser les vols, les cambriolages et les trafics !

Vous vous présentez comme intraitable sur l’immigration illégale. Et pourtant vous refusez toujours de mettre fin à la quasi-gratuité des transports publics pour les clandestins. La vérité : notre politique sociale, la plus généreuse d’Europe vis-à-vis des illégaux, coûte des milliards et les attire sur notre sol !

Vous vous dites préoccupé de la situation des banlieues. Et pourtant, vous avez enterré en grande pompe le rapport Borloo !

Qu’en est-il de la Gestation Pour Autrui, la GPA ? Vous nous dites : Jamais ! Et bien gravons-le clairement dans la loi. La France, et c’est notre honneur, est un des seuls pays au monde où l’on ne vend pas ses organes, où l’on ne vend pas son sang, où l’on ne vend pas son sperme. Alors, Monsieur le Président de la République, avec « Libres ! », nous vous demandons de protéger l’intégrité du corps de toutes les femmes et d’inscrire dans la Constitution que la France interdit toute forme de marchandisation du corps humain.

Le « En même temps », c’est un perpétuel zigzag, celui d’une majorité hétéroclite qui vous conduit, en fin de compte à faire du surplace.

Alors oui, parfois c’est habile, c’est rusé, mais, Monsieur le Président, on ne gouverne pas durablement notre pays en rusant avec les Français. On gagne durablement leur confiance – les paysans Corréziens le savent – en traçant un sillon droit !

Mes Chers Amis, je veux vous parler des retraites. Gouverner c’est dire la vérité. Sans tricher. La vérité, nous la connaissons tous. Pour sauvegarder nos retraites, nous allons devoir travailler plus longtemps. Comme dans tous les pays d’Europe.

Les Français attendent de la clarté, là où ils ne voient que de l’esquive et de l’incertitude. Car le gouvernement a d’abord parlé de mettre en place un âge pivot, pour ne pas dire clairement qu’il allait falloir travailler plus. Puis, plus d’âge pivot, vous préférez organiser la réforme autour de la durée de cotisations. Mais quelle durée : 43 ans ? 45 ans ? Plus ? Jusqu’à quel âge, les femmes, qui ont des carrières hachées et incomplètes, et des emplois souvent pénibles et mal payés, devront-elles continuer de travailler ? 70 ans ?

Sur un sujet aussi grave, Il ne peut pas y avoir de stratégie d’évitement, il faut avoir le courage de la réforme. Ce courage, la droite l’a eu par le passé, à trois reprises : Balladur, Chirac, Sarkozy. C’est ça l’esprit de responsabilité.

Ce courage, je le revendique à mon tour en disant clairement les choses. Oui, il va falloir progressivement travailler jusqu’à 65 ans. Oui, il faut garantir l’indexation des retraites sur les prix. Oui, il faut sanctuariser les pensions de réversion. Oui, il faut relever le minimum vieillesse pour le fixer à 1000 euros. Oui, il faut tenir compte des carrières longues et de la pénibilité.Monsieur Macron, vous avez mes réponses sur les retraites. J’attends les vôtres.

L’esprit de responsabilité, c’est poursuivre les réformes indispensables au pays, même en période d’élections municipales. Et pas de mettre le gouvernement sur pause, jusqu’à la fin du quinquennat !

J’ai choisi d’être « Libres ! »

Parce que l’heure est grave, j’ai donc choisi d’être « Libres ! ». Libre de ma parole et de mes actes.

C’est parce qu’à vingt ans j’ai fait le choix de m’occuper de l’intégration des travailleurs immigrés et de leurs famille, que j’ai pu voir de près les ravages de l’immigration clandestine, et l’inhumanité de ceux qui en font commerce, que je peux aujourd’hui assumer une parole forte sur l’immigration.

C’est parce qu’à trente-neuf ans, j’ai accepté de mener la réforme la plus risquée du quinquennat Sarkozy, celle des universités, que j’ai tenu face à la rue, durant neuf mois de grève, que je peux assumer une parole forte sur les réformes.

Ma légitimité, c’est celle du travail, des urnes et des résultats.

Dans ma vie politique, on ne m’a rien donné, j’ai conquis. Dans mon combat pour l’Ile-de-France, je me suis invitée là où on ne m’attendait pas pour m’imposer à ma famille politique puis dans un territoire qui avait systématiquement voté à gauche depuis 17 ans.

C’est parce qu’aujourd’hui, à la région, j’ai baissé les dépenses depuis trois ans, et réduit le nombre de fonctionnaires, que je peux avoir une voix forte sur la baisse des impôts et le pouvoir d’achat!

C’est parce qu’avec Patrick Karam, j’ai fait adopter une charte de la laïcité et de l’égalité femmes-hommes, mais aussi un plan de lutte contre toutes les discriminations, que je peux avoir un discours fort sur la Nation.

A Libres, nous faisons de la politique par la preuve. En nous nourrissant de l’expérience du terrain. La politique par la preuve, c’est le contraire de l’hypercommunication macronienne. La politique par la preuve, c’est le contraire de la démagogie populiste.

L’espace politique est à droite

Si je m’engage aujourd’hui c’est parce qu’il y a une urgence démocratique ! Une urgence à rompre le face à face qui s’installe entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Ce face-à-face, est une double impasse. Si la droite ne se réveille pas, pour incarner une alternative crédible aux yeux des Français, j’ai la conviction que Marine Le Pen arrivera un jour au pouvoir. Et cela je ne m’y résous pas.

Les populistes prétendent parler au nom du peuple. Mais je vous le dis c’est faux ! Les populistes sont les ennemis du peuple. Quand ils parlent au peuple, ils ne lui disent pas la vérité, ils lui disent ce qu’il a envie d’entendre. Au risque de plonger le pays dans la faillite.

Ainsi Marine Le Pen défend la retraite à 60 ans, qui coûterait 20 milliards d’impôts supplémentaires aux Français. Qui payera ? La vérité c’est qu’on ne peut pas défendre le pouvoir d’achat et promettre la retraite à 60 ans. C’est irresponsable. C’est démagogique. C’est ça le populisme !

Les populistes se présentent comme des patriotes. Mais je vous le dis c’est faux ! On ne peut pas prétendre défendre la France et les Français quand on élabore son programme européen avec le conseiller de Donald Trump, qui veut détruire l’Europe. On ne peut pas prétendre défendre la France quand on accepte des soutiens des proches de Vladimir Poutine ! Marine Le Pen, fait des pactes dangereux. C’est irresponsable !

Les populistes se présentent comme les défenseurs de l’autorité et des forces de l’ordre. Mais quand un gendarme se fait passer à tabac par un gilet jaune à Paris, que dit Marine Le Pen ? Rien. Aucune condamnation. C’est irresponsable.

Pour contrer les populismes, nous devons incarner une vraie alternative. J’ai acquis la conviction que cette alternative se construira sur trois piliers : un pilier centriste, un pilier de droite conservatrice et un pilier porteur : celui de la droite moderne ! Et Gérard Larcher, notre président du Sénat, dans sa sagesse, l’a parfaitement compris. Cette droite moderne, elle est fière de ses valeurs mais elle les applique à la France d’aujourd’hui.

Oui nous avons un espace politique. Oui, j’ai la conviction que jamais la France n’a eu autant besoin des solutions de la droite. Les Français réclament de l’autorité. Ils réclament moins d’impôts. Ils veulent vivre de leur travail. Ils réclament la défense de notre mode de vie et de notre culture. Ces valeurs, ce sont les valeurs historiques de la droite. Mais le monde change, le pays change, les Français aussi. La faute de la droite depuis trois ans, c’est de ne pas s’être renouvelée au même rythme que le pays.

Nous devons rénover notre logiciel de pensée : on ne regagnera pas la confiance des Français avec les solutions d’hier, ni avec la nostalgie de la France d’hier. A Libres ! Nous voulons construire cette droite moderne, une droite des solutions pour la France d’aujourd’hui et de demain !

« Libres ! » : une droite moderne, une droite des solutions

« Libres ! », c’est une droite forte, qui ne lâchera rien sur le régalien.

« Libres ! » refuse, et la démagogie, et le laxisme. Il n’y a pas de politique de sécurité qui protège sans sanction efficace.

La peur doit changer de camp.

C’est pourquoi, « Libres ! » propose l’abaissement de la responsabilité pénale à 16 ans ou, comme nos amis danois, que les peines soient doublées dans les quartiers dans lesquels la criminalité est la plus forte.

Mais ne comptez pas sur moi pour faire des propositions à l’emporte-pièce, inapplicables, et donc inefficaces, comme l’enfermement sans procès de tous les fichés S. Je propose pour ma part de les inculper d’intelligence avec l’ennemi !

Pour les djihadistes et les criminels les plus violents, « Libres ! » propose de créer, enfin, des prisons de haute sécurité. La prison doit cesser d’être l’école du crime et de la radicalisation islamiste.

« Libres ! », c’est aussi une droite qui propose des solutions concrètes pour réduire l’immigration clandestine.

Depuis deux ans, nous demandons d’instaurer des quotas d’immigration par pays et d’interdire le droit du sol pour les enfants nés de parents clandestins sur notre territoire.

Ouvrons les yeux sur les abus du droit d’asile.

Il est incompréhensible que le premier pays d’origine des demandeurs d’asile en 2018 soit l’Albanie qui candidate pour entrer dans l’Union européenne.

Il ne faut plus accepter les demandes d’asile venant de pays sûrs et les faire instruire par nos ambassades sur place. Car les demandeurs déboutés en France ne repartent plus chez eux.

Conditionnons enfin nos aides au développement aux pays qui acceptent de signer des accords de retour de leurs ressortissants, y compris les mineurs isolés qui deviennent, et c’est un scandale humanitaire, une nouvelle filière d’immigration illégale.

« Libres ! », c’est une droite laïque.

J’ai la conviction que la laïcité à la française, c’est le ciment de la France de demain. Une France qui compte désormais six millions de Français musulmans.

La laïcité, c’est la neutralité des services publics, mais aussi le respect intransigeant des lois et des valeurs de la République.

C’est pourquoi ce que nous avons demandé aux chrétiens et aux juifs de France, nous devons le demander dans les mêmes termes aux musulmans de France.

Chaque citoyen français doit avoir les mêmes droits mais aussi les mêmes devoirs.

C’est cette laïcité que j’applique chaque jour dans ma région.

Oui, j’ai interdit le port du burkini dans les baignades régionales même si, pour cela, je me suis attiré les foudres du défenseur des droits.

Oui, j’ai imposé à ceux qui bénéficient d’une subvention de la région la signature d’une charte de la laïcité, même si pour cela je me suis attiré les cris d’orfraie de la gauche bien-pensante.

Je ne connais pas la loi des quartiers. Je ne connais pas la loi du pays d’origine. Je ne connais pas la loi de la religion. Je ne connais qu’une seule loi : la loi de la République. La loi est au-dessus de la foi.

« Libres ! », c’est aussi une droite réformatrice.

La réforme, c’est l’ADN de « Libres ! ». En l’espace de quelques mois, nous avons déjà produit huit cahiers de propositions et plus d’une centaine de mesures. Et je veux tirer un coup de chapeau à tous les groupes de travail qui contribuent à faire de « Libres ! » un mouvement d’idées bouillonnant et créatif qui propose des solutions neuves aux Français.

Pour nous, la « mère des réformes », c’est la baisse de la dépense publique.

Et contrairement à ce que dit le gouvernement, baisser les dépenses, c’est possible. J’ai fait un milliard d’euros d’économies en Ile-de-France en trois ans. Si l’Etat avait fait la même chose à son niveau, il aurait fait des dizaines de milliards d’économie pour les Français.

Sans baisse de la dépense publique, pas de baisse durable des impôts.

Sans baisse de la dépense publique, pas de hausse du pouvoir d’achat.

Sans baisse de la dépense publique, pas de compétitivité retrouvée pour nos entreprises et pas de création d’emplois.

Arrêtons de faire le choix du chômage.

Il est insensé que dans notre pays ceux qui travaillent dans des emplois pénibles et mal payés ne gagnent pas nettement plus que ceux qui vivent du RSA. C’est pourtant ça la réalité de la France d’aujourd’hui.

Oui, il faut avoir le courage de dire qu’il faut augmenter les revenus du travail plutôt que les allocations. Oui, il faut revenir à la défiscalisation intégrale des heures supplémentaires instaurée par Nicolas Sarkozy. Oui, il faut continuer de baisser les charges pour augmenter les salaires.

« Libres ! », c’est une droite écologiste.

L’écologie, c’est une conviction profonde depuis le début de mon engagement politique. J’étais l’oratrice de la majorité présidentielle sur la Charte de l’environnement en 2004. Lorsque j’étais ministre de la recherche, j’ai fait trancher l’Académie des sciences, contre Claude Allègre, sur l’existence du réchauffement climatique.

L’écologie de « Libres ! » n’est ni une écologie punitive ni une écologie de la décroissance. L’écologie de « Libres ! », c’est celle d’une croissance saine et sobre qui pense que le progrès peut apporter des solutions.

Si demain la voiture devient silencieuse et non polluante, faut-il encore la combattre ?

Aujourd’hui, le gouvernement pratique une écologie anti-sociale. Il faut en finir avec l’écologie qui interdit et qui taxe. On n’en peut plus de l’Etat qui fait les poches des Français. Adoptons le principe du zéro hausse d’impôt : quand on taxe les billets d’avion, il faut baisser d’autant la TVA sur le train.

« Libres ! », c’est une droite 100 % pro-entreprises.

En matière d’économie, à « Libres ! » nous savons où nous habitons ! Nous ne ferons jamais alliance avec la France insoumise pour lutter contre des privatisations inscrites dans tous les programmes de la droite, ceux de Nicolas Sarkozy, d’Alain Juppé et de François Fillon !

Pour citer Churchill, je dirais que là où les responsables politiques sont nombreux à considérer « le chef d’entreprise comme un homme à abattre ou une vache à traire », à « Libres ! », nous le voyons au contraire comme « le cheval qui tire le char. »

Et c’est pour ça que nous sommes pour la baisse des impôts de production, trois fois plus élevés en France que chez nos voisins.

Et c’est pour ça que nous demandons le droit pour les régions de réduire leur fiscalité – et en particulier la CVAE – pour attirer les emplois dans les zones rurales et désindustrialisées.

Ça, c’est une vraie mesure anti-fracture. Oui mon cher Hervé, oui mon cher Pascal, les régions et les départements sont les antidotes aux effets pervers de la métropolisation.

« Libres ! », c’est aussi une droite sociale

Le Gouvernement s’est récemment rendu compte que certaines personnes touchaient plus au chômage que lorsqu’elles étaient au travail. Il est temps d’en finir avec cette politique de tous les abus qui conduit à toutes les frustrations et à toutes les injustices.

« Libres ! » revendique le droit à la santé pour tous les Français. Cela passe par une réforme profonde de notre système de soins. Face à la colère des urgentistes et à la pénurie des professionnels de santé, il faut oser innover.

Qui peut comprendre qu’une infirmière libérale avec 25 ans de métier ne puisse pas prescrire ne serait-ce qu’un doliprane ? Créons enfin un nouveau statut d’infirmière-praticienne, comme au Canada, qui leur permette, sous le contrôle des médecins généralistes, de prodiguer plus de soins, y compris à domicile. Cela soulagerait les généralistes et permettrait de revaloriser le tarif de leurs consultations qui valent beaucoup plus que vingt-cinq euros !

Qui peut comprendre qu’on mobilise parfois plusieurs pompiers et les services d’urgence pour quelques points de suture. Tout ça parce que le système est mal organisé et que les Français ne savent pas à quelle autre porte frapper ou quel numéro appeler ? Il faut créer un numéro d’appel unique et installer des maisons médicales à côté des urgences.

« Libres ! », c’est aussi une droite de la deuxième chance qui tend la main aux plus fragiles.

Je ne prendrais qu’un seul exemple : comment se fait-il que l’éducation nationale soit incapable d’avoir le fichier à jour de tous les décrocheurs ? Résultat, il n’est pas possible de les contacter tous ni de proposer à chacun une solution d’insertion.

« Libres ! », c’est une droite résolument européenne.

L’Europe est notre bouclier face aux Etats-Unis, à la Chine et à la Russie. Mais elle doit d’urgence se réveiller.

Nous demandons un changement radical de la politique de la concurrence pour construire de vrais champions industriels européens.

Nous voulons un changement radical des politiques migratoires avec des frontières extérieures enfin sécurisées et un droit d’asile harmonisé.

A l’heure où le numérique et l’intelligence artificielle s’installent partout dans notre vie, nous devons rester maîtres de notre destin. C’est pourquoi nous exhortons l’Europe à peser de tout son poids et sans ambigüité pour le démantèlement des GAFAM et à affirmer le droit fondamental à la protection de nos données personnelles.

« Libres ! », c’est enfin une droite qui porte une vision décentralisatrice de la société

Jamais l’Etat n’a jamais été aussi intrusif dans notre pays. Comme s’il tentait de conjurer son impuissance en s’immisçant chaque jour un peu plus dans notre vie privée. A force de vouloir s’occuper de tout, l’Etat ne remplit plus ses missions premières : l’éducation, la santé, le contrôle des frontières, la sécurité, la justice.

« Libres ! » prône un pacte girondin. En 2014, j’ai accompagné vers la victoire toute une génération de jeunes maires dont un grand nombre sont ici aujourd’hui. L’Etat doit lâcher prise et faire confiance aux collectivités et à la société civile. Car c’est au plus près du terrain que l’on répond le mieux aux problèmes des Français.

La nation réconciliée

Mes Chers Amis, la France n’est pas un pays comme un autre.

Il y a peu de nations universelles. La France en fait partie. C’est ce qui fait sa force, lui donne sa voix singulière et nous remplit de fierté.

Si j’ai choisi ce mot « Libres ! », c’est naturellement en écho à la France Libre du général De Gaulle dont les grands principes nous guident encore aujourd’hui.

J’assume mon héritage. Je suis gaulliste ; et le gaullisme porte en lui la nation réconciliée.

Malraux disait du parti gaulliste que « c’était le métro à six heures du soir ». Cela fait longtemps que la droite française ne rassemble plus toute cette diversité du peuple de France.

« Libres ! » est un mouvement d’idées, ouvert à tous les Français, d’où qu’ils viennent, qui partagent notre vision et notre ambition pour la France.

Ernest Renan écrivait : « Ce qui constitue une nation, ce n'est pas de parler la même langue, ou d'appartenir à un groupe ethnographique commun, c'est d'avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l'avenir… ».

Aujourd’hui, voulons-nous encore faire de grandes choses ensemble ?

Pour cela, il faut réduire nos fractures et réconcilier notre Nation ! C’est un combat de l’urgence et du courage, qui ne supporte aucun renoncement.

De mon côté, je suis prête.

Je suis prête à me retrousser les manches.

Je suis prête à parcourir la France.

Je suis prête à construire un programme courageux.

Mais pour cela, j’ai besoin de vous.

J’ai besoin de votre créativité.

J’ai besoin de votre audace.

J’ai besoin de votre énergie.

Ensemble, incarnons une France fière.

Ensemble, remettons la France en mouvement.

Ensemble, redonnons espoir aux Français.

Vive la République !

Vive la France !


Soyons Libres

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