Refondation en route pour la section PS de Montauban
| Tarn-et-Garonne (82) | Actualité  Vu 23027 fois
Article N°18993

Refondation en route pour la section PS de Montauban

Après la déroute électorale du printemps même tempérée localement par la victoire de Valérie Rabault, il est apparu nécessaire de remettre le travail sur le projet au centre de nos préoccupations.
A l'image de la Refondation engagée au niveau national, les militants de la section PS de Montauban se sont attelés à la tâche pour réfléchir et ouvrir des perspectives sur des sujets touchant à la vie quotidienne de nos concitoyens. Avec un objectif qui peut se résumer en une formule : être à l'écoute.

En un mois de novembre un peu morne, à la fin d’une réunion qui insiste sur le fossé entre nos discours un peu trop théoriques et les remarques que l’on entend ici ou là sur le décalage entre les partis politiques et la « vraie vie »,  l’idée émerge de travailler ensemble sur des questions concrètes afin de retrouver l’écoute…
Retrouver l’écoute entre nous pour dépasser les querelles qui nous ont menées au désastre électoral national que l’on connaît et retrouver l’écoute de nos concitoyens qui ont perdu l’habitude de se tourner vers le Parti Socialiste pour regarder les solutions qu’il propose.
Partant de ce constat, un peu sombre,  mais considérant que militer en politique signifie de ne pas céder au découragement et qu’il s’agit bien de trouver des ressources pour repartir vers notre électorat, les militants présents décident d’adopter une méthode simple mais efficace :

a/ Etablir une liste de question en fonction de ce que l’on entend autour de nous ou ce que l’on pense important à travailler.
b/ En choisir quelques-unes par consensus pour y travailler sur plusieurs séances.

A l’issue de la première session de travail où nous relevons une vingtaine de propositions, nous retenons quatre premiers axes de travail sur les thématiques de la citoyenneté, de la santé, de la laïcité et de la dimension européenne. Ces questions, à la portée symbolique forte pour les socialistes, ne constituent qu’une première séquence de travail et n’ont pas vocation à épuiser les sujets mais plutôt à donner envie de se mettre au travail concrètement par cercles concentriques en ouvrant portes et fenêtres.
 
Comment favoriser la participation des citoyens aux questions qui les concernent ?
 
Le constat est sans appel : le taux d’abstention est à un niveau trop élevé y compris pour une élection présidentielle et le sentiment semble partagé de politiques qui sont éloignés des réalités de terrain.
Il convient donc de rapprocher les capacités de décisions de ceux qui sont concernés pour que, dans cet exercice pédagogique, ils retrouvent la confiance dans la décision politique.
Le budget participatif sur des projets locaux est un modèle à travailler d'autant plus qu'il permet d'expérimenter des modèles de choix du type jugement majoritaire plus à même de mobiliser les habitants. De quoi s'agit-il ? D'une modalité de choix qui permet de classer des propositions par préférence et de retenir les projets qui font le plus consensus plutôt que de procéder par élimination...

Comment soutenir une répartition équitable des territoires de santé ?
 
Les déserts médicaux concernent tous les territoires et l’on perçoit bien la logique de concentration à l’œuvre pour les équipements collectifs comme les hôpitaux ou les maisons de retraite par exemple.
Nous pensons nécessaire de réfléchir à la possibilité de salarier des médecins à l’échelle d’un département ou d’une communauté de commune comme le fait le département de Saône-et-Loire en considérant que l’offre de soins est un besoin de la population et donc peut-être pris en charge par la collectivité.
Par ailleurs, il faut se tourner vers des solutions innovantes comme la télémédecine pour maintenir un maillage assez fin d’équipements de santé tout en bénéficiant d’un volume d’activité suffisant garantissant la qualité et la pérennité.
 
Quel discours pour les socialistes sur la laïcité ?
 
Le sujet est un marqueur idéologique fort pour la gauche mais il est l'objet de nombreuses instrumentalisations et de dévoiements sur l’ensemble de l’arc politique français. Nous rappelons que la laïcité est un principe qui rend possible toutes les opinions et que la limite de leurs expressions est fixée dans la loi. 
Nous pensons pertinent que la collectivité prenne en charge la proposition d’un parcours citoyen à destination des éducateurs au sens large, enseignants des écoles ou des collèges mais aussi acteurs sportifs ou culturels qui sont en prise directe avec les enfants dans le cadre de leurs activités, pour construire un environnement cohérent et passer du discours à l'incarnation.

Quelle lisibilité pour l’action de l’Union Européenne sur les territoires ?
 
L’Europe souffre d’un manque de visibilité car si elle est une puissance économique, elle est trop faible politiquement par manque d’outils de cohérence. Sa pédagogie est également insuffisante face à une image technocratique trop facilement exploitée par ses détracteurs alors qu’elle est un facteur de paix et de développement depuis les années 50…
Nous proposons de rendre explicite et pas seulement par un logo abscons, la participation de l’Europe à de nombreux projets territoriaux. Il conviendrait également que nos sections incarnent ce projet en s’associant à nos camarades socio-démocrates voisins.
 
Si nous avons bien conscience de ne pas révolutionner le monde avec ce travail collectif, nous sommes cependant de celles et ceux qui commencent en appelant chacune et chacun à faire de même !

Olivier FOURNET

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